Test du iRobot Roomba i7+,  la poussière est dans le sac

Entretien

Test du iRobot Roomba i7+, la poussière est dans le sac

le 6 novembre 2020
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Le Roomba i7+ est le premier robot aspirateur à collecter la poussière dans un sac. Et un grand sac, pas à l'étroit, puisqu'il est situé dans la base. Ce qui permet de n'avoir rien à vider pendant des semaines, et de le faire en un tour de sac. Et le iRobot Roomba i7+ a un autre atout : il reconnaît les pièces de la maison. Vous pouvez donc lui demander d'aspirer seulement la cuisine ou le salon, des pièces qu'il reconnaît à leur nom. Voici le test complet du Roomba i7+ et de son application mise à jour.

Le portrait du Roomba i7+


Le design revisité du Roomba i7+ est notamment lié à sa base. En plus d’assurer le chargement de la batterie à la fin d’un cycle de nettoyage, elle vidange aussi le collecteur. Elle intègre un système d’aspiration et un sac (1,7 l) qui peut contenir jusqu’à 30 réservoirs pleins. Elle est évidemment plus volumineuse que celles des autres Roomba, mais du fait d’un format vertical, elle n’est pas si encombrante. Avec un revêtement noir mat et un seul voyant lumineux, elle demeure discrète.
Le robot arbore des lignes modernes, légèrement arrondies. Les possesseurs de Roomba ne seront pas dépaysés, on retrouve les boutons classiques dédiés à une utilisation manuelle : « Clean » pour lancer un nettoyage, « spot » pour un nettoyage localisé et « home » pour renvoyer le robot à sa base.

Notons que le Roomba i7+ est disponible dans une version "sans sac" (i7) à vidange manuelle, pour un prix de 899 euros (contre 1199 euros avec sac).

 

Le fonctionnement du iRobot i7+ en vidéo

Pourquoi on craque
Test du iRobot Roomba i7+,  la poussière est dans le sac
Car il a très bien réagi à notre test, sur tous les plans
Pour le sac qui contient la poussière, hygiénique
Pour la vidange automatique, qui permet de ne pas se préoccuper du robot
Pour la possibilité de nettoyer pièce par pièce, en nommant les pièces
Prix de lancement : 999 euros

Plus de corvée de vidange au quotidien


Nous avons grandement apprécié cette nouvelle fonction, qui permet effectivement de ne pas se préoccuper du robot durant un certain temps. Avec deux chats qui sèment leurs poils à tous vents, le collecteur de notre robot habituel doit être vidé au moins tous les deux cycles. Durant trois semaines de test, nous n’avons pas touché à celui du Roomba i7+ et son sac est loin d’être plein.

 

Plus de poussière qui vole 

 

Avec le système de vidange automatique («autovidage Clean Base»), il n’y a plus aucun contact avec la poussière, même au moment de changer le sac. Car iRobot a joué le jeu jusqu’au bout : un clapet referme le sac lorsqu’on l’extrait. C’est propre, confortable et très appréciable pour les personnes allergiques. D’ailleurs, pour éviter aussi le rejet de poussière dans l’air pendant le fonctionnement du robot, iRobot l’a pourvu d’un filtre haute efficacité qui promet de capturer «99% des moisissures, des pollens, des acariens et des allergènes ».
Lorsque le sac est plein, l’unique voyant de la base devient rouge et l’application le notifie. Deux sacs sont livrés ; on peut ensuite en acheter sur la boutique d’iRobot. Le paquet de 3 sacs coûte 19,99 €. Si vous tombez en panne de sac, l’i7+ peut être utilisé comme un robot classique : il faudra vider le collecteur vous-même.
Le système de vidange automatique est un peu bruyant – il fait à peu près autant de bruit qu’un aspirateur sans sac. Mais l’opération dure seulement quelques secondes et se déroule éventuellement en votre absence, si vous programmez le robot ou si vous lancez le nettoyage à distance.

 

Test du iRobot Roomba i7+,  la poussière est dans le sac

Un robot qui se salit peu c'est un entretien facilité

 

Le nettoyage de l’i7+ est grandement facilité. D’abord, grâce au système de vidange automatique, le collecteur se salit très peu : au bout de trois semaines, il est presque comme neuf. Il peut en outre être lavé à l’eau.
Et il n’est plus nécessaire de mettre les mains dans la poussière, par exemple quand des poils d’animaux se sont entassés dans le collecteur : tout est aspiré efficacement puis stocké dans le sac.
Les extracteurs de débris - deux cylindres en caoutchouc qui remplacent la brosse principale - sont bien plus simples à entretenir : cheveux ou poils d’animaux s’y emmêlent peu et s’en retirent facilement.
Enfin, l’application fournit des alertes d’entretien et des guides avec vidéos pour nettoyer les différents éléments (bac, filtre, extracteurs, brosse latérale, roues, capteurs…). 
Nous avons remarqué que, plus que ses prédécesseurs, le Roomba i7+ a tendance à produire de l’électricité statique et à accrocher la poussière, malgré un petit pinceau prévu sous le robot pour limiter ce phénomène. Cependant, un coup de chiffon règle facilement la question.

Comment le Roomba i7+ se déplace-t-il ?


Certains aspirateurs-robots sont plus intelligents et doués que d’autres pour se débrouiller dans un environnement domestique. Le Roomba i7+ en fait partie. Pour naviguer, il utilise des capteurs ainsi qu’une caméra. Au bout de quelques cycles de nettoyage, il établit une cartographie de l’habitation, comprenant toutes les pièces (forme et surface). Sur les cartes établies après chaque nettoyage, on distingue bien les zones accessibles ou non au robot : on retrouve clairement l’emplacement des meubles, murs et portes. Déplacer des objets ne perturbe pas le Roomba i7+, il les appréhende à l’aide de ses capteurs : nos tests le confirment.
Grâce à ces cartes, le robot mémorise les caractéristiques des pièces et «se souvient » de la manière dont il doit les parcourir pour les nettoyer. Il découpe les pièces en grands espaces qu’il parcourt de manière systématique, effectuant des mouvements d’allers et retours puis se décalant progressivement. Lorsqu’il croise des obstacles, il les contourne ou repart en arrière selon le même schéma. Au final, nous pouvons confirmer qu’il n’oublie aucune zone et nettoie bien tous les espaces accessibles.

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Des déplacements intelligents


Il se débrouille très bien pour franchir ou contourner les obstacles. Nous ne lui avons pas facilité la tâche : nous avons laissé les chaises autour de la table jamais au même emplacement, les jouets des animaux, chaussons et chaussures traîner par terre et n’avons pas spécialement rangé les câbles électriques. Lorsqu’il rencontre un meuble ou pied de chaise, le Roomba i7+ nettoie son pourtour. Lorsqu’il croise un petit objet (jouet, chausson), il a tendance à le pousser et l’abandonne lorsqu’il change de direction. Lorsqu’il monte sur un obstacle, par exemple un pied de lampe, il recule pour en descendre. Dans ce cas, sa brosse latérale arrête de tourner – cela lui évite par exemple de s’emmêler dans les câbles. Il grimpe également sur les tapis sans problème (jusqu’à 2 cm) ; pour preuve les paillassons empruntés à nos voisins que nous avons alignés dans notre séjour.
Si l’habitation comporte des zones problématiques ou à risque, le mur virtuel (une petite borne) permet de bloquer l’accès à une zone en créant un faisceau longiligne (sur un pas de porte) ou de manière circulaire (mode halo). Nous avons utilisé ce dernier pour isoler les gamelles de nos animaux domestiques.
La batterie bénéficie d’une autonomie allant jusqu’à 75 min. Mais lorsque sa batterie est vide, ce Roomba peut retourner se charger puis terminer le nettoyage où il l’avait arrêté. Il convient donc à de grandes habitations. Lors de nos tests, il nettoyait environ 50 m2 (trois pièces) en un peu moins d’une heure.
Durant nos semaines de test, ce robot ne s’est jamais bloqué dans notre appartement. Il bénéficie d’une grande intelligence de déplacement et d’appréhension de son environnement qu’iRobot avait déjà initiée avec son Roomba 980.

Test du iRobot Roomba i7+,  la poussière est dans le sac

Une aspiration très efficace


Nous avons principalement utilisé le Roomba i7+ sur nos sols durs, puis l’avons mis à l’épreuve sur de la moquette et des tapis. Il aspire fort, aidé par ses extracteurs de débris crantés. Son système de détection de poussière est efficace : il insiste sur les zones les plus sales, s’y déplaçant d’avant en arrière. Sur les sols durs, il lui arrive de projeter quelques débris épais avec sa brossette latérale (par exemple des grains de litière ou lentilles jetées à l’occasion du test). Il en aspire la majeure partie et le reste est éliminé au passage suivant : on peut le faire fonctionner tous les jours dans les pièces susceptibles d’être les plus sales. Ou bien régler un second passage dans l’application : dans notre cas, nous avons programmé deux passages par cycle plusieurs fois par semaine dans la pièce où se trouve la litière des chats.

Test du iRobot Roomba i7+,  la poussière est dans le sac

Indispensable connectivité


Ce robot se connecte à Internet en Wi-Fi. La connexion est simple à mettre en œuvre : il suffit de suivre le guide pas-à-pas de l’application.
On peut lancer un nettoyage manuellement mais s’offrir un tel robot sans le connecter l’amputerait de nombreuses fonctionnalités – comme des mises à jour, qui permettent au Roomba d’évoluer constamment. L’application permet de lancer un nettoyage et surveiller son avancement à distance et de programmer facilement des cycles à l’avance.

L’application (iOS et Android) est riche : aide à l’entretien (avec alertes, suivi et tutoriels), historique de nettoyage, réglage du nombre de passage par cycle et accès aux cartes intelligentes.
Cette fonction du i7+ est l’une des plus pertinentes. Le robot établit une carte de l’habitation et propose un découpage des pièces. On peut le modifier et nommer chaque pièce. Dès lors, il est possible de lancer un nettoyage ponctuel ou programmé, seulement dans une ou plusieurs pièces choisies. Exemple : toute la maison le lundi à 10 h, seulement la cuisine à 8h30 le mardi après le petit déjeuner, la chambre d’enfant le mercredi à 14 h, jour de rangement…

Le système est très efficace : le Roomba i7+ file nettoyer la pièce désignée sans hésitation et retrouve facilement sa base. Ces cartes aident aussi le Roomba à mémoriser la configuration de la maison : il peut en garder 10 en mémoire (le rez-de-chaussée, le premier étage, la maison de campagne…).

Les possesseurs d’une enceinte intelligente Google Home ou Amazon Alexa peuvent aussi commander vocalement un nettoyage de telle ou telle pièce.

Test du iRobot Roomba i7+,  la poussière est dans le sac

Une application ultra complète et intuitive

Depuis notre test initial (en février 2019), iRobot a mis à disposition des utilisateurs une mise à jour majeure de son application, que nous avons testée. Elle est accessible gratuitement dans l’Apple Store ou le Google Play Store. L’interface est totalement revue (iRobot la nomme Genius). Toutes les fonctionnalités précédemment citées sont désormais accessibles directement sur la page d’accueil (lancement d’un nettoyage, consultation des cartes, création de favoris, programmation, historique de nettoyage…), l’application gagnant ainsi en lisibilité et en ergonomie. Tout est présenté de manière simple et intuitive.

Sachant qu’iRobot a ajouté d’autres fonctionnalités vraiment pratiques au quotidien. D’abord, il est possible de créer des zones pour en interdire l’accès au robot directement dans l’application – il est désormais inutile d’utiliser des balises physiques. Nous avons par exemple utilisé cette fonction pour protéger la forêt de câbles qui pousse à côté de notre meuble TV et les gamelles de nos chats. Autre possibilité : définir des zones au sein de la cartographie que l’on souhaite nettoyer séparément, parce qu’elles ont tendance à se salir plus régulièrement : par exemple autour de la table à manger. On peut d’ailleurs nommer ces zones – soit avec des noms préenregistrés proposés par iRobot, soit leur donner des noms personnalisés. Nous avons par exemple créé des zones devant la litière de nos chats ou dans l’entrée, à l’endroit où nous quittons nos chaussures. Il est aussi possible de créer des favoris qui comportent les réglages de zones ou pièces que l’on nettoie le plus souvent ensemble (exemple : le séjour et toutes les zones qui se salissent beaucoup). Pour finir, iRobot propose des recommandations saisonnières (que l’on peut activer ou non), qui elles aussi s’affichent en page d’accueil. Elles sont par exemple liées à la saison des pollens où à la période à laquelle les animaux perdent le plus leurs poils.

 

En plus d’être intuitives, les fonctions d’ajout de zones sont ultra précises. On peut zoomer au sein de la cartographie et ajuster chaque zone très précisément, l’application allant même jusqu’à afficher les dimensions en temps réel pendant que l’on délimite ces espaces. Avec cette refonte de l’application, les possibilités de personnalisation du nettoyage vont beaucoup plus loin. Au moment où nous écrivons ces lignes, la nouvelle version de l’application iRobot Home est l’une des plus intuitives et complètes que nous ayons eu l’occasion de tester.

Test du iRobot Roomba i7+,  la poussière est dans le sac

Alors ? Satisfait après de longs mois de test ?

 

Intelligent et autonome, le Roomba i7+ marque une importante évolution dans le monde de l’entretien des sols robotisé. La vidange automatique nécessite certes l’achat de consommables, mais cela nous semble amplement justifié par le confort apporté : aucun contact avec la poussière, un nettoyage du collecteur minimisé et des semaines de tranquillité sans s’occuper de vider le collecteur. Quant au système de cartographie intelligente assurant le nettoyage pièce par pièce, il permet au Roomba i7+ de s’adapter aux besoins particuliers de chaque foyer. Ce qui est encore plus criant avec la nouvelle mise à jour de l’application, qui propose une personnalisation accrue du nettoyage. Si l’on combine cela à la programmation, ce robot devient presque totalement autonome.

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